L’ESG et la confiance

Vendredi 18 octobre je présentais les résultats de la 23ième baromètre Confiance dans l’industrie CentraleSupelec. Pas de très bonne nouvelle hélas : la confiance tarde à revenir dans l’esprit des décideurs de notre panel. Si l’indicateur « confiance dans l’industrie en France » se maintient bien au dessus des valeurs très basses qu’il a connu lors du lancement de notre panel en 2013, il diminue à nouveau au lieu de confirmer le redressement initié en Mai 2019.

vague23indicesli2indCe Face à Face était aussi l’occasion d’écouter et échanger avec Madame Ines De DINECHIN, Présidente du Directoire d’Aviva Investors France, sur les notions d’investissement responsable et de l’engagement activiste des sociétés de gestion. Une présentation structurée autour des trois lettres clés définissant l’ESG, et des échanges animés par Vincent LAPRAS.

ines de dinechin et vincent lapras

Il s’agit plus souvent de mettre en évidence des dilemmes que de proposer des solutions triviales. Faut-il éviter les actions des grands groupes pétroliers alors que ceux ci font des efforts manifestes pour s’engager dans les énergies renouvelables ? Est-ce préférable de conseiller à des dirigeants de vendre les centrales à charbon appartenant à leur groupe alors que les repreneurs risquent d’être moins sensibles qu’eux à une gestion de ces équipements respectueuse de l’environnement ?

L’aspect gouvernance est important aussi pour Aviva Investors, même si la stratégie ne prévoit pas de demander un siège dans les conseils d’administration, les participations restant toujours minoritaires. Nous apprenons ainsi que le groupe Renault avait été exclu des fonds gérés, les gestionnaires s’inquiétant du mode de gouvernance imposé par Carlos GHOSN et son équipe, bien avant que le scandale n’éclate.

Nous avons souvent évoqué le fameux article 173, qui montre que la France est plutôt en avance sur d’autres pays européens en matière d’ESG (voir détail sur le site novethic)

Aviva Investors milite pour une approche holistique de l’ESG. Bien sûr il est nécessaire de pouvoir quantifier, de disposer d’indicateurs de suivi, mais pas question d’imposer le même format dans tous les secteurs. Des actions sont d’ailleurs en cours en interne pour rapprocher les équipes d’analystes utilisant une approche ESG de ceux habitués à des approches plus strictement financières.

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